AFFAIRE ARISTOPHIL

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Le scandale Aristophil rattrape les banques

Un nouveau front judiciaire s’ouvre pour le « Madoff des lettres ». En août dernier, Aritophil, société proposant d’investir dans les manuscrits historiques, était placée en liquidation judiciaire, laissant sur le carreau près de 18 000 souscripteurs.

La conséquence de la mise en examen pour escroquerie de son dirigeant, Gérard Lhéritier. Certaines victimes ont décidés de réagir. Selon nos informations, Mes Nicolas Lecoq-Vallon et Hélène Féron-Poloni, qui défendent près de 1 800 plaignants, viennent d’assigner à comparaître le CIC et la Société générale. Pour les deux avocats, ces derniers auraient « manqué à leur devoir de vigilance », donné « leur consentement à des flux financiers suspects » et « facilité et laissé prospérer la fraude par leur inertie fautive ».

Et ce, malgré les mises en garde de l’AMF et les « taux de rendements fantasques » affichés par Aristophil…
Pire : « Cette société qui a encaissé des centaines de million d’euros est née d’une fausse déclaration faite au greffe du tribunal de commerce de paris », selon les avocats. Le principal actionnaire est une société anglaise, Calwam Ltd, ayant pour administrateur un certain Perter Fleming. Or, celui-ci n’existe pas. « Le CIC, qui a ouvert les premiers comptes Aristophil , n’a pas vérifié la réalité de l’existence de M.Peter Fleming. »

En 2012, Gérard Lhéritier assure avoir remporté près de 170 millions à l’Euro Millions.
Désireuse de récupérer cette somme en gestion privée, la Société générale aurait alors « très largement contribué à la solvabilité apparente de la société » à un moment où de sérieux doutes apparaissaient sur la licéité d’Aristophil. La banque a aussi financé l’achat de l’hôtel de La Salle à Paris, « vitrine au prestige que tentait de se construire Aristophil pour mieux duper ses victimes ». Si les épargnants en sont pour leur frais, la banque, elle, a récupérer l’argent de la vente du bâtiment.

VINCENT MONNIER – L’OBS/N°2660-29/10/2015